Jésus n'était pas un
« people pleaser » (2 de 2)

Dans la première partie, nous avons vu ce qu’était un people pleaser et en quoi Jésus n’en était pas un. Mais comment Jésus faisait-il pour avoir autant d’assurance dans son identité et ne pas ressentir le besoin d’être approuvé par les autres?

En bref, Jésus n’était pas un people pleaser, mais un Father pleaser.

Souvent, le message populaire nous dit : « Au lieu d’essayer de plaire aux autres, fais ce qui te plaît. » Peut-être que ça change le mal de place pour un temps, mais c’est limité et insatisfaisant, car ça ne répond pas à notre besoin d’être aimé et approuvé.

Jésus cherchait à plaire à son Père, et ce faisant, il était comblé par son amour et son approbation. Regardons ensemble 3 façons dont cela se manifestait dans sa vie.

1- La priorité #1 de Jésus était de plaire à son Père.

Plutôt que de s’adapter en fonction de ce que les autres attendaient de lui ou de ne faire que ce qui lui plaisait, Jésus s’accommodait aux opinions, aux désirs et aux intérêts de son Père. Il a dit : « Je ne cherche pas à réaliser mes propres désirs, mais à faire la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jn 5.30b, voir aussi Jn 6.38).

Jésus ne faisait que ce que le Père voulait. Ni plus, ni moins. Quand ses frères auraient voulu qu’il se montre au grand jour à Jérusalem et quand les leaders religieux demandaient un autre signe miraculeux, Jésus n’a pas succombé à la pression parce que ce n’est pas ce que le Père voulait qu’il fasse. Jésus était capable de dire « non », car il était ferme dans son « oui » pour le Père.

Une chose qui m’a marquée en relisant l’Évangile de Jean, c’est le nombre de fois où Jésus répète qu’il est venu pour glorifier le Père. C’était sa préoccupation constante. Sa détermination à manifester la gloire de son Père l’a même porté à travers l’angoisse et la pression de Gethsémané et tout au long de la crucifixion (voir Jn 12.27-28; Jn 17.1).

En fin de compte, Jésus était trop occupé à plaire à son Père pour penser à plaire à tout le monde, et cela donnait un incroyable focus à sa vie.

2- Jésus était comblé par l’approbation de son Père.

Ce qui nourrissait l’âme de Jésus, ce n’était pas les compliments, les acclamations ou le succès aux yeux du monde; c’était d’accomplir la volonté de son Père et de mener à bien l’œuvre qu’il lui avait confiée (voir Jn 4.34). Jésus a lui-même affirmé : « Je ne cherche pas les honneurs des hommes » (Jn 5.41a).

Quel contraste avec les hommes religieux de son temps! Jésus les a mis en garde : « D’ailleurs, comment pourriez-vous parvenir à la foi alors que vous cherchez à être honorés les uns par les autres et que vous ne recherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul? » (Jn 5.44). Jésus était en train de dire que chercher l’approbation des autres est un obstacle à la foi!

Jésus a aussi affirmé : « Celui qui me glorifie, c’est mon Père » (Jn 8.54). Jésus était prêt à renoncer à la gloire immédiate et éphémère des hommes pour obtenir la gloire éternelle et infiniment supérieure que lui réservait le Père.

3- Jésus se sentait constamment aimé de son Père.

Je me suis arrêtée dernièrement sur Jean 1.18 qui dit : « Personne n’a jamais vu Dieu: Dieu, le Fils unique qui vit dans l’intimité du Père, nous l’a révélé. »

Une autre traduction dit : « […] qui est dans le sein du Père ». Le mot « sein » vient de kolpos en grec et veut dire « sur ses genoux, contre sa poitrine ».

Jésus n’avait pas que des moments d’intimité ici et là avec son Père; c’est dans cet état permanent qu’il a vécu. Il a passé toute sa vie sur les genoux du Père, dans ses bras, contre son cœur. Il entendait son cœur battre, il sentait son odeur, il captait le moindre murmure de sa part, il percevait ses moindres mouvements. Jésus ressentait les bras du Père autour de lui ; il se savait aimé et se sentait aimé.

Jésus a aussi déclaré à ses amis : « Vous serez dispersés chacun de son côté, et […] vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi » (Jn 16.32). La compagnie de son Père lui donnait la force de passer au travers des situations les plus difficiles et de ne pas être démoli par le rejet et l’abandon.

Quelques trucs concrets…

Devenir un Father pleaser au lieu d’un people pleaser est un processus et je suis encore en cheminement, mais je vous partage 3 trucs que j’essaie d’appliquer de plus en plus dans ma vie et qui m’aident à ne plus succomber à la pression de plaire aux autres.

1- Consulter le Père pour savoir ce qui lui plaît.

Trop souvent, on gaspille notre énergie à accomplir des choses que le Père ne nous a jamais demandées de faire, juste pour ne pas décevoir les autres!

Paul a écrit : « Est-ce que par là je cherche à gagner l’approbation des gens ? Non, c’est celle de Dieu que je désire. Est-ce que je cherche à plaire aux gens ? Si je cherchais encore à leur plaire, je ne serais pas au service du Christ » (Galates 1.10). Il est impossible d’essayer de plaire au monde tout en suivant Jésus. Paul a aussi dit : « Efforcez-vous de discerner ce qui plaît à Jésus » (Éph. 5.10).

Aussi simple que cela puisse paraître, si on choisit de plaire au Père, la première étape consiste à savoir ce qui lui plaît. Cherchez à connaître le cœur de Dieu et plus précisément à découvrir son appel pour votre vie; cela vous aidera à établir vos priorités et vos objectifs. Ensuite, écrivez-les. Quand vous recevrez des propositions qui ne sont pas en lien avec la mission que le Père vous confie, ce sera plus facile de dire « non », car vous saurez à quoi vous dites « oui ».

Une amie m’a dit un jour : « Tous les besoins ne sont pas des appels. » Ça m’a enlevé tellement de pression! Ce n’est pas ma responsabilité de répondre à TOUS les besoins. Je dois simplement faire ce que le Père me met à cœur de faire.

Un truc : si une personne vous demande de lui rendre un service et de vous investir dans un projet, plutôt que de vous empresser de dire « oui » pour lui faire plaisir, dites : « Je vais y penser et je te reviens là-dessus. »

Je me suis rendu compte que souvent, je disais « oui » trop vite et après je le regrettais. En même temps, la solution n’est pas de dire « non » à tout. Cependant, si je me laisse un peu de temps de réflexion, je peux revoir mes priorités et prendre une décision plus éclairée. Cela me laisse aussi le temps de consulter le Père : « Toi, Papa, qu’est-ce qui te plairait? Qu’est-ce que tu veux que je fasse? »

2- Se repositionner dans l’amour du Père.

Récemment, Dieu m’a montré dans un rêve qu’essayer de me nourrir de l’amour et de l’approbation des autres revenait à boire dans une tasse trouée comme une passoire : j’ai toujours soif et je ne suis jamais satisfaite. Seul l’amour puissant et continuel du Père peut me combler.

Quand j’ai eu la conversation sur le Père avec David Bonnet, il m’a dit, avant qu’on commence l’enregistrement, qu’il avait appris de John et Carol Arnott à prendre un pas de recul avant de parler lors d’un engagement ou de faire du ministère, afin de se repositionner dans les bras du Père. Il voulait ressentir son amour avant de commencer. Quelle leçon inspirante ça a été pour moi! Ce temps d’arrêt, cette dépendance envers Papa, fait vraiment la différence. On a besoin de se rappeler qu’on est déjà aimé et approuvé par le Père – et pas seulement le savoir intellectuellement, mais le ressentir.

La même chose est vraie à la fin d’un projet, d’une présentation ou d’un accomplissement. Plutôt que d’attendre les compliments et les encouragements des autres (pour déterminer si on a bien fait ou pas), on peut demander au Père : « Toi, qu’est-ce que tu en penses? » Son feedback est tellement plus important que celui des hommes!

3- Avoir une perspective éternelle.

Jésus a dit : « Vous êtes d’ici-bas, moi je suis d’en haut. Vous appartenez à ce monde-ci, moi je ne lui appartiens pas » (Jn 8.23). Quand on se détache de ce monde pour regarder aux choses d’en haut, on ne se sent plus obligé de se conformer à la société ou à ce qu’elle attend de nous. Comme Jésus, on vit dans un autre royaume, dans un autre système et avec une autre mentalité.

Notre motivation, ce n’est pas d’atteindre le succès aux yeux du monde, mais de plaire au Père, et la récompense qu’on attend, c’est celle que le Dieu de l’univers nous remettra quand Jésus reviendra dans sa gloire, devant les anges et la nuée de témoins.

Quand ça me coûte de renoncer à l’approbation de mes pairs pour plaire au Père et que je ne vois pas de profit immédiat, je suis encouragée en pensant au moment où je verrai Dieu face à face. Ce jour-là, l’opinion d’untel ou d’untelle m’importera bien peu! En regard de l’éternité, l’approbation des autres n’a plus d’attrait. Je serai heureuse de me présenter devant Dieu avec la conviction de l’avoir honoré par ma vie.

L’adoration joue un rôle clé ici. Plus Jésus est magnifié à nos yeux, plus les hommes paraissent petits. Plus on adore Jésus, plus on prend conscience de sa majesté, sa beauté et sa grandeur. Il est digne qu’on vive de manière à le glorifier! 

En terminant, voici une prière que vous pouvez faire : « Jésus, je me repens de ma crainte des hommes et je te demande pardon d’avoir accordé trop d’importance à ce que les autres pensent de moi. Je t’abandonne mon insécurité, mon désir de plaire aux autres et ma soif d’approbation. Je laisse tomber tous les murs de protection que je me suis créés, tous mes calculs, mes analyses et ma performance pour éviter de décevoir. Toi, Jésus, sois mon réconfort et ma protection. Remplis-moi de ton amour et aide-moi à vivre sous ton regard. Amen. »

Et vous, quels sont vos trucs pour ne plus être un people pleaser?

Cet article a 11 commentaires

  1. Trop bon merci Catherine! J’aime bien l’idée de demander au Père ce qu’il a pensé de mes accomplissements!

    1. Merci pour ton commentaire Jade!

  2. Wow merci Catherine! Très inspirant! Je vais réfléchir à mes trucs mais comme tu l’as mentionné de regarder au Père avant pour être sur de faire sa volonté en est un…

    1. Merci Kim! Oui c’est tellement une clé de Le consulter dans nos décisions

  3. Quand je fini un message, je me tourne souvent vers ma femme pour qu’elle me dise comment c’était. Ça me démange de savoir si j’ai réussi. Cette souffrance reflète une solitude qui doit m’attirer à Dieu pour réaliser que le fossé entre lui et moi est dans mon imagination, que la place sur le sein du père, était aussi dispoinible pour Jean au dernier repas l’est aussi pour moi. Cet article n’est pas seulement réconfortant, il nous confronte avec l’amour d’un père qui nous aimera encore quand tous ce seront envolés.

    1. Merci de nous avoir partagé ça, Jean-Sébastien. Oui, quel réconfort on a auprès du Père!

  4. J’ai bien aimé prendre du temps avant de dire oui aller à Dieu pcq souvent je suis déçu d’avoir dire oui pour plaire au gens mais à quel point on se sent bien quand on le fait pour Dieu ! Aucune attente de plaire pcq je sais qu’Il m’aime ! ❤️ Que mon regard revienne sur Lui seul quand je m’ égard et que tout la Gloire Lui
    appartienne

    1. Oui ça fait toute la différence! 🙂 Merci pour ton commentaire Sylvie!

  5. J’ai bien aimé ça
    Moi ça fait longtemps que j’ai compris de ne pas me conformer à la société
    J’étais comme ça avant même ma conversion
    Pour ce qui est de suivre ce que Dieu veut, c’est une toute autre affaire.
    J’arrive à 60 ans, sauvé depuis 17 ans, et comme tu dis c’est un long processus.
    S’en rendre compte quand on perd notre temps dans des mondanités est déjà un pas dans la bonne direction.
    Selon moi, retourner à un mode de vie le plus possible séparé des médias sociaux, comme c’était avant que ça existe, ça serait une bien bonne chose pour moi.
    Ils peuvent être une bonne source d’information, en autant que c’est en accord avec Dieu

    1. Merci M. Doucet pour votre commentaire! Oui c’est bien vrai que ça prend de la sagesse dans notre utilisation des médias sociaux… Que Dieu vous accompagne dans votre processus et vous amène toujours plus près de son cœur!

  6. un autre commentaire,au début de ma vie chrétienne,j’étais en feu pour Dieu a cause du fait de ce qu’il a fait pour moi,alors que je ne le méritais pas, je cherchais a faire de même, étant imprégné de son sacrifice. mais, petit a petit, j’ai recherché de plus en plus l’aprobation des autres, car c’est un besoin qu’on a de faire parti d’une communauté, et, disons le, au québec, le pourcentage de croyants est très bas. Donc il faut se battre pour retrouver notre premier amour, du moins dans mon cas. Sois bénie et que Dieu te garde

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